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Le 13 février 2015 en fin d’après midi s’est déroulé… ce qu’il est convenu de considérer comme un accident MAJEUR pour la Haute Dordogne.
Un barrage hydroélectrique, privé et datant de 1902, a laissé échapper par « accident » ou volonté délibérée (l’enquête de gendarmerie en cours le déterminera), plusieurs milliers de mètres cubes de sédiments dans la rivière.
Les vidéos réalisées sont édifiantes !!!
Cette page regroupe les informations principales connues à ce jour sur ce tragique accident, mais se veut surtout le support d’une PETITION mise en place pour unir nos voix – nous faire entendre plus fort et plus loin – et pour que des décisions soient prises afin que de telles catastrophes n’aient plus lieu.
Je suis en deuil, tout comme mon ami Jérome Chicard et quelques autres… nous sommes des indignés halieutiques en deuil mais avant tout dans le combat !
Cyril Lampre (Salmo Truita)

Chronique d’une rivière saccagée

Elle était la Haute Dordogne…

Parenthèse d’un passionné qui la connait bien

« Cette rivière a bercé mon enfance, j’ai tellement de souvenirs de ces truites qui m’ont donné du bonheur… Que dire du décor de ces gorges… Parfois je me retrouvais seul au monde en communion avec la rivière parfois je rêvais à cette grosse truite qui m attendait sous un caillou dans une de ses fosses.
Que de souvenirs …
C’est sur cette rivière au milieu des gorges avec mon père que j ai pris ma plus belle truite j avais 12 ans. Je ne pêchais pas à la mouche mais au toc quelle émotion cela m’avait procuré !!!
A chaque fois que je retourne sur cette rivière je me remémore ma jeunesse et me perd dans mes pensées… » Jérome Chicard

…devenue un torrent de boue

Triste réalité

Le 13 février, des tonnes de sédiments (limons, vase…) ont été lâchées dans la rivière Dordogne, à hauteur du barrage de La Bourboule, dans le Puy-de-Dôme (63).
Ce qui est qualifié de « véritable catastrophe écologique » par les pêcheurs locaux ne devrait pas, vraisemblablement, avoir d’impact dans le département de la Dordogne.
« Le barrage de Bort-les-Orgues en Corrèze a fait office d’immense bac de décantation, précise Jean-Christophe Bout, le directeur de la Fédération de Dordogne pour la pêche et la protection du milieu aquatique. L’eau qui en ressort et qui alimente la Dordogne qui traverse notre département est donc claire, nettoyée de la boue située en amont. » Cette pollution est d' »ampleur nationale« , poursuit le spécialiste. « Ces sédiments ont détruit 25 kilomètres de rivière, c’est énorme. »
La boue ainsi déversée a colmaté le fond du cours d’eau, là où vit la majorité de la base de la chaîne alimentaire ainsi détruite. La boue et la vase font chuter le taux d’oxygène contenu dans l’eau et les poissons se retrouvent asphyxiés. « La rivière va mettre plusieurs années à s’en remettre sur cette portion », assure Jean-Christophe Bout.
Sud-Ouest / Publié le 27/02/2015 à 11h07 , modifié le 02/03/2015 à 11h36 par Isabelle Sarran et Eurydice Baillet

Les explications de l’exploitant de la centrale
Une enquête de gendarmerie est en cours. La Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, qui contrôle la sécurité des ouvrages hydrauliques) et la DDT (Direction départementale des territoires, qui s’occupe de la police de l’eau) – sont en train d’analyser ce qui s’est produit. « Il semble que la vanne de fond se soit partiellement ouverte suite à un problème sur la conduite d’alimentation qui permet de la maintenir fermée en pression », explique-t-on chez l’exploitant du barrage et de la centrale hydroélectrique de La Bourboule. Un corps flottant, comme un tronc d’arbre, pourrait avoir heurté cette conduite. La vanne a pu être refermée dès le 13 février en fin de journée. Ce que confirme Jean-Luc Barrier, chef du pôle risques technologiques de la Dreal d’Auvergne, qui a classé cet événement orange, sur une échelle qui comporte les échelons vert, jaune, orange et rouge.
Cette vanne sert à faire des « chasses d’eau », c’est-à-dire à évacuer les sédiments qui s’accumulent naturellement contre un barrage. « La réglementation nous oblige à le faire », explique l’exploitant. Une action très réglementée, qui ne peut avoir lieu qu’entre décembre et fin avril, et si le débit est au minimum de 9m3 par seconde. Ce qui n’était pas le cas le 13 février. Aucune manoeuvre humaine n’a donc été effectuée, assure l’exploitant.

Une visite de contrôle prévue en mars
Selon le propriétaire du barrage et de la centrale depuis 2010, la vanne incriminée a été changée par son prédécesseur un an avant le rachat du site. « Cet accident était imprévisible. C’est très rare et c’est la première fois que cela nous arrive. Nous sommes très suivis en terme de sûreté hydraulique, nous devons répondre à beaucoup d’exigences de la Dreal. »
« Nous avons la charge de contrôler ce barrage depuis le 1er janvier 2011, précise Jean-Luc Barrier, de la Dreal. Notre première visite a eu lieu en octobre 2012. » Des préconisations ont été transmises à l’exploitant : « La réglementation a évolué. Beaucoup d’exploitants ne sont pas encore à niveau sur tout. Nous savons que des choses avaient été faites à La Bourboule, et nous avions d’ailleurs une visite de contrôle prévue le 12 mars », explique la Dreal.
« Je suis ému de ce qui est arrivé, c’est désolant, ajoute le responsable contacté. Nous sommes un des plus gros acteurs de la rivière et nous n’avons pas intérêt à dégrader ce milieu, qui est une source d’énergie renouvelable. Mais quand on travaille avec la nature, il peut y avoir des déconvenues. Nous assumerons les conséquences de ce qui est arrivé. Mais elles ne sont pas encore totalement mesurées. »

Cinq sociétés de pêche locales et la Fédération départementale de pêche du Puy-de-Dôme ont porté plainte auprès de la gendarmerie de La Bourboule, qui a ouvert une enquête.
Sud-Ouest / Publié le 27/02/2015 à 11h07 , modifié le 02/03/2015 à 11h36 par Isabelle Sarran et Eurydice Baillet

Triste constatation du barrage qui se vide, et des sédiments qui
colmattent le fond de la rivère

  • 13 février 2015
  • plusieurs dizaines de milliers de tonnes de boue
  • 2 générations de truites éliminées
  • sur 20km de rivière

Rejoignez-nous, signez la pétition

Soyons tous solidaires et indignons-nous !!!
Et pour illustrer cet acte, une petite citation de notre ami Philosophe du 21ème siècle…
« Les rivières n’ont pas de frontières, les actions et leurs acteurs ne devraient pas s’en tenir a cette limite imaginaire qu’on nous a dis de suivre… » Jules Pavoni

Triste endroit

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SIGNEZ LA PETITION

Pollution Haute Dordogne

Isolés, nous avons peu de pouvoir…
Tous unis et solidaires face à cet événement, nous aurons plus de voix et de force pour nous faire entendre.
Amis pêcheurs, engagés et respectueux de l'environnement, en signant cette pétition, vous prenez un engagement moral et vous témoignez de votre volonté de justice !

L'engagement moral c'est … la prise de conscience du drame qui vient de se dérouler pas seulement sur ce cas isolé mais aussi dans bon nombre d'autres endroits qui risquent de connaître les mêmes désagréments.
La volonté de justice c'est… bien sur que des moyens sérieux soient engagés pour trouver punir les fautifs / si ils existent / et que des sanctions exemplaires soient appliquées.

La justice ce n'est pas… que la réparation sous forme d'amende !
Il faut aussi bien comprendre qu'avec le temps tous les sédiments vont finir en aval dans la tête du barrage de bort.
Une zone qui, à ce jour, constitue un secteur non négligeable de zones de repro du sandre.

Dans quelques années les sédiments vont anéantir tout ou partie de cette zone de fraie !!!!
A ce jour certains ne voient que la boue qui dévale en détruisant la faune et la flore juste en aval... Mais l'enjeu est aussi dans les années à venir sur les effets de bord de cette catastrophe.

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